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Comment jeûner ?
Jeûner le 9 et le 10 du mois Mouharram (dimanche 4 et lundi 5) est la manière la plus conseillée - si Allah le veut - selon le hadith du Prophète (paix et salut d'Allah sur lui), rapporté par Ibn ‘Abbâs :
« Si je suis encore vivant l'année prochaine, je jeûnerai le 9 (c’est-à-dire avec le 10). » (Muslim).
Mais le Prophète (salla allahou alayhi wa salam) mourut avant cela.
Chères sœurs et frères jeunons comme le prophète Mohammed (saws) voulait le faire inchallah! Les journées sont courtes et fraiches, ne ratons pas une si belle occasion pour expier nos désobéissances envers le Tout Puissant !
Qu’Allah accepte nos œuvres et qu’il nous guide sur le droit chemin ! Amin !
En résumé, lorsque Moussa quitta l'Égypte avec ses troupes, pharaon le suivit avec son peuple. Quand les deux groupes furent à portée de regard les uns des autres, Moussa se dirigea vers la mer avec son peuple, alors que pharaon et son peuple s'approchaient d'eux. Les compagnons de Moussa s'écrièrent : ils nous ont rejoints! Allah inspira alors à Mussa de frapper la mer de son bâton. Il la frappa et s'ouvrirent douze chemins, comme le nombre de tribus. Lorsque Moussa et son peuple empruntèrent le chemin et en sortirent, pharaon et son peuple le suivirent. Puis, quand ils furent tous au complet, Allah donna l'ordre et la mer se rabattit sur eux, leurs corps périrent noyés et leurs âmes dans le feu de l'enfer pour y brûler.
Allah dit : « Le feu de l'enfer, auquel ils seront exposés matin et soir. Et le jour où l'heure arrivera, on dira: faites entrer pharaon et ses proches au plus dur des châtiments.» (Celui qui pardonne v. 46)
Ils servirent d'exemple pour ceux qui réfléchissent, tel est la conséquence des péchés.
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par Daniel Youssouf Leclercq
Charia par ci, Charia par là. La Charia, autrement dit la Loi islamique, est désormais l’épouvantail alibi incontournable brandi par l’Occident à chaque fois que les mouvements islamiques, rebaptisés islamistes pour les besoins de la cause, remportent des suffrages populaires ou se profilent audacieusement dans l’horizon démocratique.
La plupart de ceux qui invoquent son spectre ne savent même pas ce que ça recouvre et qu’ils ne sont en rien concernés, mais il leur suffit d’évoquer que ça coupe des têtes et des mains ou que ça caillasse jusqu’à ce que mort s’ensuive pour susciter l’indignation bien-pensante et la mobilisation générale contre une imaginaire pandémie de répression et de barbarie internationale. Quand bien même les zélateurs de l’Islam et les exégètes identitaires s’accordent pour en décider autrement, on ne répétera jamais assez que DIEU interdit toute contrainte religieuse1 envers ceux qui préfèrent l’égarement à la foi, lesquels ne doivent redouter que le châtiment de l’Au-delà.
Petit rappel linguistique et historique indispensable : Pour l’Islam, contrairement aux croyances déficientes, DIEU (ALLAH), le Créateur de toutes choses, est Infaillible (IL ne se trompe jamais) et est Omniscient (IL est le meilleur Connaisseur à ce qui est bon pour ses créations et de l’évolution humaine en particulier).2 À travers les époques, IL a toujours clairement transmis ses recommandations à l’humanité. Après les révélations bibliques et évangéliques entre autres, certes respectables mais dépassées en maints domaines, le Coran, l’Islam3 et la Charia qui en découlent, sont les dernières et ultimes mises à jour divines.4 S’il est exact que la Charia n’a été finalisée en sa forme actuelle que près de quatre siècles après la mort du Prophète5, ses principes sont malgré tout depuis plus de dix siècles les mieux à même de répondre aux besoins courants des Musulmans, tant spirituels que temporels. Faute de mieux, il serait complètement incongru et suicidaire de les dénigrer, d’en altérer le sens ou de s’en détourner.6
La modernité peut-elle s’accommoder de principes (islamiques) vieux comme le monde ou sont-ce les Musulmans qui devront finalement s’astreindre aux accommodements « raisonnables » que leurs détracteurs veulent leur imposer ? Normalement, ne devraient être habilités à se prononcer sur ces questions que ceux qui sont concernés au premier chef, mais étrangement ce sont les fouille-merde (politiciens, journalistes, orientalistes, islamologues, identitaires, etc.) qui sont les plus nombreux à s’épancher sur la « nocivité » de l’Islam et à proposer des solutions pour l’endiguer. A décharge (ou dans la décharge), pour renforcer ces mêletout savants, Muzzland7 recèle en son giron un certain nombre d’illusionnistes qui se piquent au vif d’abuser la galerie en promettant de faire en sorte de qu’on ne puisse plus « mettre la Charia avant les boeufs ».8
Au sein des religions comme des partis politiques, s'opposent les conservateurs et les réformateurs. Pour les uns, les principes sont immuables et doivent prévaloir sur toutes les autres considérations ; il faut encourager la stricte observation des injonctions divines en restant néanmoins souple dans leur application. Pour les autres, le facteur contemporain et « privatif » du religieux doit l’emporter sur tout le reste ; ils s’arrogent le droit de décréter quelles sont les Lois divines auxquelles ils consentent à obéir et celles dont ils peuvent se dispenser, pour coller à des concepts modernes non éprouvés (comme la laïcité et les droits de l’homme blanc, etc.), sous l’oeil bienveillant de patrons9 matérialistes et émancipateurs. Ce qui pèche, c’est que la plupart des tenants à la rénovation juridique sont le plus souvent des négligents de l’Islam qui ne cherchent qu’à en brader les principes pour atténuer leur fautes, leur paresse ou se donner bonne conscience. Je ne suis sans doute pas qualifié pour décider si on doit réformer quoi que ce soit ou pas de l’Islam mais ce dont je suis sûr c’est qu’il n’appartient aucunement à des collabos d’en décider…
1 « Pas de contrainte en religion ! Car le bon chemin se distingue de l’errance » (Coran 2 :256)
2 « Or, ils se peut que vous ayez de l’aversion pour une chose qui cependant vous est un bien. Et il se peut que vous aimiez une chose qui cependant vous est mauvaise. Et DIEU sait, et vous ne savez pas ». (Coran 2 :216)
3 Littéralement « soumission à DIEU »
4 « Aujourd'hui, J’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et IL m’agrée que la Soumission {l’Islam} soit votre religion. » (Coran 5 : 3)
5 Les discussions sur l’Interprétation Coranique (Tafsir), les Traditions Prophétiques (Hadith), le Droit Musulman (Fiqh), le Dogme Musulman (Aqida), les Écoles Juridiques (Mazahib) furent âpres et n’ont abouti qu’après plusieurs siècles.
6 - C'est Lui qui sur toi a fait descendre le Livre: il s'y trouve des versets renforcés — qui sont la Prescription-mère, — et d'autres qui peuvent prêter au doute. Les gens, donc, qui ont le dévoiement au coeur, en quête de dissension et en quête d'interprétation, y cherchent ce qui prête au doute, — alors que nul n'en sait l'interprétation, que Dieu; — et ceux qui sont bien enracinés en la science disent : « Nous y croyons : tout est de la part de notre Seigneur ! » Mais seuls ne se rappellent sans cesse, que les doués d'intelligence — : (Coran 3 :7)
7 Les Musulmans sont affectueusement appelés «Muzz » par leurs compatriotes identitaires qui leur témoignent ainsi leur affection.
8 « Parmi les gens, il y a ceux qui disent : « Nous croyons en Dieu et au jour dernier ! » Tandis qu'ils ne sont pas croyants. Ils cherchent à tromper Dieu et ceux qui ont cru ; mais ils ne trompent qu'eux-mêmes, et ils sont inconscients. Il y a dans leurs coeur une maladie : Dieu donc les fait croître en maladie. A eux, donc, un châtiment douloureux pour avoir menti ! Et quand on leur dit : « Ne commettez pas de désordre sur la terre », ils disent : « Nous ne sommes que des réformateurs ! Ce sont eux, n'est-ce pas, les fauteurs de désordre, mais ils sont inconscients ! » (Coran 2 : 8-12)
9 « Que les croyants ne prennent pas, pour patrons, des mécréants au lieu de croyants ! — quiconque le fait n'est de DIEU en rien; — à moins que vous ne craigniez d'eux quelque crainte. DIEU vous met en garde sur LUI- même. Et c'est vers DIEU qu'est le devenir. » (Coran 3 :28). « Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons des mécréants au lieu des croyants. Voudriez-vous donner à DIEU une évidente autorité contre vous ? » (Coran 4 :144) « Ho, les croyants ! Ne prenez pas pour patrons Mon ennemi et le vôtre. Leur lancerez-vous l'amitié, alors que certes ils mécroient en ce qui vous est parvenu de la Vérité ? » (Coran 60 :1)
C'est le 25 novembre journée contre les violences faites aux femmes et en cette occasion, il est bon de rappeler qu'il est des violences dont on ne parle pas, que beaucoup ne connaissent pas et que d'aucuns ne condamneront pas. Ces violences sont celles que subissent quotidiennement les femmes musulmanes qui portent un voile. Ca peut aller d'un mauvais regard à une insulte avec tout le mépris que cela comporte. J'écris mépris car c'est ce que l'on ressent quand on nous malmène dans les administrations, quand on nous considère comme des incultes et des niaises, quand on crie bien fort pour nous expliquer comme si on était incapables de comprendre la langue qu'on a appris mieux que notre langue maternelle ! C'est notre apparence qui fait soi-disant penser à une époque "archaïque" qui fait réagir d'une manière archaïque c'est à dire par le rejet et l'intolérance et ainsi cela a justifié la mise en place de deux lois bien spécifiques au voile stigmatisant les musulmanes de façon indélébile et définitive et si l'on avait un petit doute sur les sujets concernés par la loi de 2004 , celle de 2011 nous a renforcé dans l'idée que les musulmanes voilées sont indésirables dans l'espace public français !!
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« Et ne poursuis pas ce dont tu n’as aucune connaissance. L’ouïe, la vue et le cœur: sur tout cela, en vérité, on sera interrogé. » (Coran, Al-Isra, 17/36)

Chers lecteurs,
Si l’on pouvait définir l’islam en termes d’engagement, nul doute que l’expression « responsabilité » serait tout à fait appropriée. Depuis qu’Allah a créé Adam, le premier être humain dont nous sommes tous issus, la vocation de l’homme a sans cesse demeuré sous cette dimension.
De « khalifah », lieutenant d’Allah sur terre jusqu’au moindre détail de son existence, cet élément le constituant intrinsèquement demeurera son apanage jusqu’à la fin des temps.
L’histoire des prophètes et du Prophète Muhammad en particulier (paix et salutations d’Allah sur lui) est à même de nous inculquer les devoirs inhérents à nos devoirs et à nos choix. Qu’il s’agisse de grandes œuvres ou bien de simples détails de notre vie, le sens aigu de la responsabilité doit être notre principal viatique. Le conseil suivant d’Ibn al Qayyim est tout à fait significatif : « Ô toi qui n’a que peu de résolution ! Où en es-tu vis-à-vis du chemin qu’a suivi Adam, pour lequel Nûh s’est fatigué, pour lequel l’ami proche [d’Allah, Ibrahim al-khalîl] a été jeté dans le feu, pour lequel Isma’îl faillit être sacrifié, par lequel Zakariyyah fût découpé à la scie, pour lequel Yahya, le Maître des chastes, fût égorgé, pour lequel Ayyûb dut subir la maladie, pour lequel Dawûd pleura outre mesure, pour lequel ‘Isâ marcha avec les fleuves et pour lequel Muhammad dut endurer la pauvreté et toutes sortes de maux. Alors que toi tu ne fais que passer ton temps dans l’amusement et le jeu. » (Ibn al-Qayyim : Al-Fawâ’id)
Qui plus est, en tant que musulmans, ce sens de la responsabilité doit nous faire prendre conscience que nous devrons rendre des comptes au Jour du Jugement Dernier.
La responsabilité en islam est individuelle : chacun est responsable de ses actes. Il en a toujours été ainsi car Allah a voulu que l’homme soit libre de ces choix. Cependant, toute responsabilité engage aussi celle de l’autre et chacun d’entre nous, comme une chaîne, sommes responsables de tout ce qui nous concerne collectivement, sachant que principalement cette responsabilité est engagée vis-à-vis d’Allah. Comme l’a dit le Prophète (paix et salutations d’Allah sur lui) : « Vous êtes tous des gestionnaires [littéralement : bergers], et vous êtes tous responsables de ce que vous avez à gérer. L’Imâm est un gestionnaire et il lui sera demandé comptes sur cette gestion. L’homme gère les affaires de sa famille et il lui sera demandé comptes sur cette gestion. La femme est gestionnaire dans la demeure de son époux et il lui sera demandé comptes sur sa gestion. Le serviteur est gestionnaire du bien de son maître et il lui sera demandé compte sur sa gestion. » (Bukharî, Muslim et Ahmed)
Puissions-nous, par la grâce d’Allah, demeurer des êtres responsables ayant à cœur de servir Allah en Lui obéissant et en L’honorant par le sens accru de notre responsabilité individuelle et collective. Amin.
Musa Belfort
Sagesse
« Ne sois pas étonné par les bienfaits qui se suivent au point d’en oublier ton devoir de reconnaissance : tu ne ferais que te dévaloriser. »
Commentaire par Hani Ramadan
Il peut arriver que le croyant soit mis à l’épreuve par les bienfaits que Dieu lui donne et qui se suivent au point qu’il en est stupéfait. Si la joie qu’il éprouve est telle qu’il en oublie de remercier le Bienfaiteur, cela signifie qu’il est dominé par ce qui lui est donné, au point de se détourner du Donateur. Il perd ainsi une qualité spirituelle fondamentale : plus fasciné par les ombres passagères que par la Lumière.
Sahl Ibn ‘Abdi -Llâh a dit en substance : « Le fait de louer Dieu est meilleur que le bienfait qui occasionne cette louange. Et le bienfait par lequel on inspire à l’adorateur de remercier son Créateur est meilleur que le seul bienfait, parce que la reconnaissance implique la recrudescence (des bienfaits) ».
Allusion au verset vu dans la sagesse précédente : « Et lorsque ton Seigneur proclama : « Si vous êtes reconnaissants, très certainement J’augmenterai (Mes bienfaits) pour vous. » » (Coran, 14, 7)
Excusez-moi de ne pas m’excuser
Pour les fatigués du cerveau et les grands inquisiteurs anti-islamiques, il va encore falloir mettre les points sur les « i » : Entre inciter à la violence et réagir violemment à une provocation, il y a la même nuance qu’entre un crime perpétré avec préméditation et un meurtre commis par légitime défense.
Imaginez que quelqu’un n’ait rien trouvé de plus intelligent que d’agresser les passants dans la rue en leur collant des baffes devant tout le monde, uniquement parce que ça l’amuse. Pas sûr que son sens de l’humour soit apprécié de tout le monde, en particulier par ceux qui ont un tant soit peu de dignité et de courage. Il y a de fortes chances pour que ces derniers réagissent immédiatement en lui rendant la monnaie de sa pièce, parfois de façon disproportionnée, sans réfléchir aux conséquences. C’est bien compréhensible et, hormis ceux qui n’ont rien dans le pantalon (je prie les dames d’excuser cette formule par trop machiste), personne n’a envie de passer son chemin sans réagir en conséquence, ne serais-ce que pour dissuader l’auteur de persévérer dans son comportement imbécile. Evidemment, non seulement il ne viendrait à l’idée de personne de fustiger les réactions spontanées des victimes, qui seront généralement considérées comme tout à fait légitimes mais, au contraire, on conviendra que l’agresseur l’a bien cherché, qu’il ne l’a pas volé et que ça lui servira de leçon.
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